Faire ou faire faire sa comptabilité ?

Par Philippe Paoly

comptabilité en suisseLa loi contraint les entreprises à tenir une comptabilité, plus ou moins développée selon la structure juridique ou la taille. Cette obligation est souvent vécue par l’entrepreneur comme une corvée ou une activité sans grande valeur ajoutée dont le coût n’est pas négligeable.
Pourtant la comptabilité à des implications dans des tas de domaines directement liés à l’entreprise : elle détermine la fiscalité, elle détermine certaines obligations liées aux assurances sociales, elle influe sur la responsabilité juridique, elle offre des informations clés pour la stratégie, la fixation des prix et la performance en général, reste nécessaire dans les opérations de financement, etc.

Ceci étant dit, beaucoup de petits entrepreneurs se posent deux questions :

  • Faire ou faire faire ? Faut-il faire soi-même la comptabilité ou la sous-traiter ?
  • Si on fait : quel logiciel  et en ligne ou logiciel classique ?

Pour répondre à ces deux questions, nous allons par commencer par la deuxième.

Quel logiciel, en ligne ou classique ?

En premier lieu, il est important de préciser que les logiciels comptables, dans les fonctions de base, sont assez semblables. Un logiciel courant dans le pays d’activité fera généralement l’affaire pour un prix relativement bas. En deuxième lieu, il faut noter que la différence entre un logiciel en ligne et un logiciel « classique » est uniquement le fait que l’un est en ligne et que l’autre non. Mis à part des questions de sécurité sur le stockage et la disponibilité des données, il n’y a dans les fonctions de base, du point de vue comptable, pas vraiment de différence. À moins d’avoir systématiquement besoin d’un accès en tout temps et de tout lieu à la comptabilité, le choix n’a pas vraiment d’impact.

Faire ou faire faire ?

Faire soi-même sa comptabilité économise naturellement des fonds. Toutefois, ceci n’est valable que si l’on maitrise la comptabilité et ses implications fiscales ou juridiques, sans quoi l’économie risque de n’exister qu’à court terme. En effet, les contrôles fiscaux ou d’organismes d’assurances sociales ayant lieu assez régulièrement, une erreur peut avoir des conséquences lourdes plusieurs années plus tard, voir au moment de la cessation d’activité ou de la vente de l’entreprise. A contrario, sous-traiter sa comptabilité entraîne une dépense, mais est un gage de qualité donc de sécurité.

Une solution mixte : le conjoint : Certains entrepreneurs chargent leur conjoint d’effectuer la comptabilité. L’avantage est double : ils n’ont pas à le faire eux-mêmes, et il n’y a aucune dépense liée. Si le conjoint maitrise la chose et y prend du plaisir, cette solution est possible. Dans les autres cas, cette solution s’arrête souvent aux premières disputes ou au premier contrôle officiel : c’est une corvée que le conjoint accepte pour rendre service, mais rapidement l’agace et la qualité est des plus discutable.
Une solution mixte : faire partiellement ou sous contrôle : Certains entrepreneurs font la comptabilité eux-mêmes et chargent leur fiduciaire de contrôler ce qu’ils ont fait. Il faut ici noter que la différence de prix ente faire et tout contrôler est assez faible. L’utilité est donc discutable. Un contrôle partiel limite le coût, mais limite aussi la qualité. Dans cette solution mixte, le mieux serait de voir avec sa fiduciaire ce qui peut être fait par soi-même sans grand risque et ce qui doit être sous-traité.
En résumé, sans maitrise de la comptabilité et de ses multiples implications, il est préférable de sous-traiter. Ceci n’empêche toutefois nullement d’organiser avec sa fiduciaire une méthode de travail qui minimise le coût. En outre, se posera à un moment donné le coût, en tant que manque à gagner, du temps passé à faire soi-même ce qu’on ne maitrise que partiellement.

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